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Vacance immobilière résidentielle

Objectifs et contenu

Depuis 2014, le CEHD analyse la problématique des logements vacants et de l’inoccupation. Il s’agit en effet d’un enjeu social, économique et territorial crucial dans les villes et communes de Wallonie, ainsi que pour les propriétaires de ces logements vacants, et pour les ménages souhaitant accéder à un logement.

Cet enjeu concerne premièrement l’estimation de l’ampleur de la vacance afin de fournir des ordres de grandeurs statistiques selon les différentes définitions existantes. Cela inclus aussi de montrer les avantages et limites de chaque définition, ainsi que la robustesse statistique de chaque indicateur, toujours en lien avec la perspective d’analyse retenue et plus particulièrement avec les politiques publiques du logement en Wallonie.

Cet enjeu concerne deuxièmement la compréhension de la vacance, tant sous l’angle de l’état et du type de bâti concerné que sous l’angle des propriétaires, ou que des implications pour les territoires concernés. Il s’agit de comprendre pourquoi un logement donné est en situation de vacance : est-ce en lien avec le vieillissement des propriétaires ? Est-ce en lien avec des difficultés à rénover le logement et à financer cette rénovation ? Est-ce en lien avec une méconnaissance des dispositifs existant pour accompagner la remise sur le marché des logements vacants ?

Réalisations

Deux projets ont déjà été réalisés afin de préciser la mesure statistique de la vacance résidentielle. De manière inédite des mesures ont pu être établies à partir du croisement des consommations faibles en eau et en électricité.

Premièrement, en partenariat avec le Relais Social du Pays de Charleroi, une étude pilote (2014-2015) s’est focalisée sur le territoire de la Ville de Charleroi, établissant un seuil plancher de la vacance confirmée selon les déclarations libres par les propriétaires. Evidemment, l’enquête scientifique n’a pu éviter un taux de non-réponse important de la part des propriétaires intérrogés. Deuxièmement, toujours dans le cadre de ce partenariat, une étude similaire (2015-2016) a été réalisée sur les territoires des Villes de Namur et de Seraing. Dans les deux cas, la méthode s’est montrée assez efficace à détecter un plus grand nombre de logements potentiellement inoccupés. Des méthodes complémentaires sont bien sûr nécessaires pour déterminer administrativement l’inoccupation et sortent du domaine scientifique.

Les résultats ont pu être mobilisés par les pouvoirs publics dans le cadre de la redéfinition de leur outil de repérage de la vacance immobilière en Wallonie. Ils ont également fait l’objet de deux journées d’étude.

A venir

Actuellement, l’expertise acquise sur le phénomène de la vacance immobilière est mobilisée dans le cadre de l’élaboration d’un référentiel foncier pour la Ville de Liège (Projet 7). Cela est l’occasion d’enrichir l’appréhension de la vacance en croisant de nouveaux niveaux de données tels que l’absence de domiciliation par exemple, ou le refus d’un permis de location. Un volet est également dédié à la vacance commerciale.

Les données issues des deux projets sont également l’objet d’exploitations secondaires des données afin d’éclairer les enjeux en lien avec la vacance. Les résultats sont également valorisés auprès de la communauté scientifique.

Enfin, le CEHD continue de participer à la mise à jour du Memento Logement en Wallonie (depuis 2015) pour sa partie concernant la vacance immobilière résidentielle. Ainsi l’expertise acquise est rendue disponible au plus grand nombre d’acteurs.